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Les grandes familles d’artistes posent le problème de l’héritage culturel dont il faut un jour ou l’autre se détacher tout en en préservant l’essence et le
devenir.
Gréco, qui par un étonnant décalage de générations, se retrouva 50 ans plus jeune que ses prestigieux neveux ou cousins germains, ne put échapper à cette constatation : il fallait ouvrir de nouvelles voies.
La vie débuta selon le scénario prévu : la butte Montmartre, les premières leçons de violon à 3 ans, le piano à 5, le conservatoire de Paris à 9, les 8
heures de musique par jour, le poids d’une mission imposée, bref, une sorte d’allégeance qui provoqua très vite chez lui l’envie d'en décider autrement.
Aussi, avant que de créer, Gréco produit : à 22 ans, il est directeur artistique chez EMI-Pathé Marconi
et enregistre plus de 200 disques avec des grands artistes internationaux : Georges Prêtre, Leonard
Bernstein, Mstislav Rostropovitch, Lorin Maazel, Colin Davis, Aldo Ciccolini, Paul Tortelier, Pierre
Dervaux, Cyprien Katsaris, Placido Domingo, Jean Martinon, François-René Duchable,...
Leçon inaltérable de musique et de sensibilité.
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La fibre créatrice mûrit et à trente ans, le besoin devient flagrant : il écrit et enregistre « Voyage Immobile », premier album très remarqué qui lui apporte ses premiers encouragements.
Mais ce qui le passionne avant tout, c’est l’influence que peut exercer la musique sur l’écriture cinématographique ou la mise en scène.
Ses premières expériences, largement dédiées au théâtre (Silvia Montfort, Jean Danet & "Les Tréteaux de France", Jacques Mauclair & le théâtre du Marais - un "Molière" avec "L'Avare" en 1989), sont suivies de nombreuses contributions pour la télévision et le cinéma, soit environ 70 créations musicales .
Citons "The Climb" (Le défi) de Bob Swaim, avec John Hurt, "Babar, Roi des éléphants", de Ray Jafelice, et "Jésus", de Serge Moati. "Marie et le vin", roman de Claire Huynen, fut une expérience unique : pour la première fois, un roman est accompagné d’une musique originale lui apportant, à l'instar d'une musique de film, sa propre dimension musicale.
Coloriste et mélodiste, Gréco accorde une grande importance à la dynamique de l’orchestre et au métissage entre instruments acoustiques et couleurs électroniques. En 2001, il écrit la musique de la version restaurée des "Trois Mousquetaires", le chef-d’oeuvre d'Henri Diamant-Berger réalisé en 1921 d'après le roman d'Alexandre Dumas. Conquis par les qualités du film, il crée, en 2005, un spectacle "Les 3 Mousquetaires font du Cinéma", subtil mélange de théâtre, cinéma, musique, et escrime qui se joue actuellement après avoir été donné 9 mois durant au Théâtre Le Ranelagh à Paris.
Fédérateur, passionné par son métier de compositeur, il fonde et préside, de 2002 à 2005, l'UCMF (Union des Compositeurs de Musiques de Films) dont le rôle est de révéler et défendre les spécificités d'une profession en pleine mutation ; il en est désormais le Président d’Honneur.
Parallèlement, sa vocation de producteur ne l’ayant jamais quitté, il crée en 2002 "Opus Millésime", catalogue de production et d’édition musicales en partie consacré au célèbre pianiste et compositeur Robert Casadesus (1899-1972), son cousin germain.
Respectueux de ses racines, féru d’informatique, il conçoit les sites "www.casadesus.com" (1997), puis www.robertcasadesus.com" (2003) consacrés aux nombreuses activités artistiques déployées par sa famille depuis plus d’un siècle.
Il achève actuellement l'écriture d'une symphonie (Sept Mouvements de Vie) et d'un spectacle consacrés à Etienne-Jules Marey, inventeur du mouvement cinématographique.
En janvier 2004, la revue « Musique Info Hebdo » lui a décerné le titre de "personnalité de l'année 2003".
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