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Le
Carrefour des Arts 2006 |
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| Eugenio DETTO: peintures |
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| Accueil |
Historique |
Expo 2003 |
Expo 2004 |
Expo 2005 |
Expo 2006 |
Expo 2007 |
| Les artistes |
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L'exposition |
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Les Peintres de l'Air |
Eugenio DETTO
est né en 1944 dans le Sud de l'Italie. Il arrive en France en
1949 avec sa famille qui s'installe à St Etienne. Enfant talentueux,
et indépendant, il est attiré par les arts graphiques et
la musique. Il devient musicien professionnel à l'âge de 18
ans, jouant de la trompette et de la guitare. En parallèle avec sa
vie professionnelle de musicien, il mène dans l'ombre une vie d'artiste
peintre, fréquentent autant les milieux de la peinture que ceux de
la musique. En 1965, il « monte» à Paris; il fait la connaissance de Jean Dasté qui lui présente Graeme Allwright, comédien et chanteur. |
Le vernissage |
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René CARLE |
Le Péristyle |
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Eugenio DETTO |
Le Théatre |
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Thierry MARTENON |
Le Grand Salon |
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Pierre BUFFA |
Le Petit Salon |
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JACUS |
Le Grenier des Peintres |
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Jean-Paul DOMERGUE |
Dans
le village |
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Charles d'ARENE |
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| Introduit dans le milieu des
maisons de disque, il rencontre des chanteurs, pour qui il compose et
crée des arrangements musicaux. Il sera l'accompagnateur de nombreux
chanteurs, parmi lesquels Graeme Allwright, Guy Béart, Marie
Laforêt, Leny Escudéro et Colette Magny. Il fait des tournées
dans le monde entier pendant 15 ans. Il s'intéresse aux techniques
d'enregistrement et crée ses propres studios. |
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En 1975, il s'installe à Lyon. La peinture
prend une place grandissante dans sa vie. Il expose à Beaune Art
Espace, à Strasbourg, à St Jean Cap Ferrat, participe aux
,« Chromalies» de Valence, au Salon d'Automne à Paris,
au Centre Culturel de St Jean de Maurienne, à Chambéry et
en permanence à la Galerie Goinard à La Baule.
D'abord peintre abstrait, Detto, au fil des
ans, a donné formes aux masses de couleurs, mais ses figures restent
fractionnées, stylisées, voire déformées.
C'est ainsi qu'il peint des, natures mortes, des objets, des animaux ou
des personnages plus ou moins exotiques. Les lignes entrecroisées,
les arabesques rappellent parfois des décors orientaux ou africains
ou des univers évoquant des réminiscences aztèques.
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| Il
est "orchestrateur de coloris", la composition est rythmée; il
est "chercheur de lumière", son art est fait de raffinement et de
délicatesse». Detto retranscrit d'une façon enchanteresse
ses rêves intérieurs, joue d'une palette variée, avec
une technique riche de couches superposées transparentes et lumineuses.
La peinture de Detto est un voyage intérieur dans un monde multiforme,
chatoyant, plein de charme et très personnel. En 2003 il a obtenu le prix de la Société des Artistes Français lors de leur exposition parisienne annuelle. On retrouve ses tableaux dans des collections privées prestigieuses, en Hollande où une exposition lui a été consacrée par la galerie Heida à La Haye, en Allemagne, Belgique, Angleterre, Italie, Irlande, Australie et aux USA. Il participe chaque année au Salon d'Automne à Paris et est un fidèle en Rhône-Alpes des Chromalies de Valence. Ses toiles sont exposées, entre autres, dans les Galeries MC Goinard , rue Visconti à Paris et à La Baule. Depuis quelque années Geny Detto s'est installé à LaLouvesc dans un cadre propice à de nouvelles inspirations picturales et musicales. |
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| Je
les ai vus mais pas eux. Les personnages des tableaux de Detto, joliment
obnubilés par leur propre vie, ne prêtent pas attention à
qui les contemple et se donnent d'autant mieux. Ils préfèrent
danser sur l'incongruité des circonstances qui les traversent et ne
plus se contenir d'humanité. Regardez-les qui flânent, têtes
hautes dans la foule et ne font que passer, pourchassés par un rêve,
regardez-les qui se font face et s'en imposent tellement que, désarçonnés,
ils ressemblent à des pantins à bout de souffle. Ils se
trouvent, ils s'enlacent, elle est seule et elle s'arrondit lentement
pour bercer un souvenir qui lui tient compagnie. Puis les yeux fermés,
elle joue un air de flûte et devient musique à force d'une
outrageuse application. Car ils se sustentent du décor qui les
environne et se confondent à lui, sensuels à ce point d'épouser
ce qui les nourrit et qui prend la parole au travers d'eux. |
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| Le
cousinage de l'humain et de la matière se manifeste encore par la
vivacité de cette dernière, livrant à foison des formes
suspendues et des couleurs prises au piège des gyroscopes qui les
métamorphosent. La peinture de Detto s'attache à décrire
ces équilibres mutants éphémères, fragiles
et pourtant si personnels qu'ils fondent la richesse du monde vivant.
Et le bel humain couché sur ses toiles possède pour lui ce
même paradoxe du changement perpétuel et de la force de l'incarnation.
Des bras gigantesques, tour à tour enveloppants, aimants, gisants,
protecteurs, orchestrent, dans la cadence, le sentiment que provoquent
en lui ses rencontres, dans l'altérité. Et lorsque le personnage
se fige, il ne l'est guère en vérité, trop expressif
pour cela; les êtres de Detto, amoureux du monde, s'approprient ses
formes et ses couleurs, et se parent d'elles, imposant leur propre idée
de la fête, subjectifs à souhait, clowns magnifiques et sans
recul dont l'identité est entière parce qu'ils ne se voient
à aucun moment par les yeux des autres. Ils se vivent eux-mêmes
de l'intérieur et, sans le vouloir, s'offrent en spectacle pour le
meilleur. La peinture de Detto expérimente l'extraordinaire liberté
du monde, génie créateur de sa propre beauté.
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