Depuis trente ans, le bois me permet d'inscrire l'espace à grandes lignes comme une écriture de la main, du doigt. La scie, la tronçonneuse, ne sont qu'un crayon incisif.
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Tracés proches de la géométrie, cercle-carcan, triangle-pyramide. plan incliné-levier... Retour permanent des nombres, de leurs rapports, des rythmes, des tensions.
Retour obsessionnel du fil d'Ariane qui chaîne les formes, les retient, les préserve.
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Expositions
1966 -1994 : Venissieux, Cluny, Châlon sur Saône, Lyon (Salon du Sud - Est), Paris (Grands et jeunes d'aujourd'hui), Saulieu, Toulon, Saint Laurent du Pont, Valence, Grignan, Montélimar, Prague, Paris (Centre Culturel Américain).
1994 - 1995 : Girondas "Cheminement de Sculptures".
1998 : Taninges "Arts Contemporain".
2000 : Annonay - Chapelle Sainte Marie.
2002 : Espace Visitation - Musée de Romans.
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Achats et Commandes Publiques
1970 - 2000 : Réalisations monumentales pour des lieux publics.
1975 : FNAC - Paris: "Ils passèrent des menottes aux fleurs". Mairie de Château - Chinon.
1976 : Autoroute A6 : "Embarcadère".
1976 : Golfe Juan: Sculpture pour un ensemble immobilier.
1983 : Romans: "Solidarité".
1987 : Valence: "Célébration du son".
1995 : Romans: "Résurgence".
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Lucifer (5 x3 x 5m; 1,5 tonne)
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En ce solstice d'été de l'an 2000, en ce passage étroit où les plus optimistes chancellent et qui nous aspire vers la lumière, en ce lieu particulier qui m'est confié, des figures mythiques ou réelles s'imposent à moi. Prométhée, Lucifer, le Christ. Si proches de l'incandescence, ils se confrontent au feu, quitte à être déchus, foudroyés, assassinés.
Feu ravi, dévoilé, offert,
feu descendant, destructeur,
feu-passion de l'Homme Debout.
Variations autour de la pyramide, le lieu du feu, le feu contenu, l'énergie piégée, humanisée, utilisable.
Variations autour de l'aigu. l'extrême, ce qui en nous ou hors de nous, cloue, déchire, lacère. Etre au croisement.
Marquer l'impact, le centre, centre d'énergie, centre de gravité, le point d'équilibre au coeur du chaos. Poutres assemblées. sculptures de bois, mes cantates, sacrées ou profanes.
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Cantates sacrées (3 x 2 x 4m; 500kg)
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Cantates sacrées (1,2x1,5x2,5m ; 200kg)
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Le chaos me provoque, ou l'urgence que crée le chaos: cyclones, tempêtes, orages, montagnes effondrées, forêts déracinées, maisons arrachées, mais aussi cimetières de voitures, carrières abandonnées, usines désaffectées. Ruines de toutes sortes qui poussent à la création, à l'urgence de construire, imaginer, réinventer toujours.
Séquoias, chênes, cèdres, géants déracinés par la tempête de décembre 1999 à Annonay, transformés dans mon atelier puis restitués en quelque sorte à leur terroir d'origine. Sortis déchus des parcs et des jardins, ils retrouvent une lumière nouvelle dans cette ancienne chapelle de style baroque, chargée d'histoire et de manifestations humaines. Ce lieu privilégié n'est pas étranger au cheminement, à la conception et à la mise en espace de cette installation.
Jean-Paul Domergue. Juin 2000.
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Ces sculptures font partie d'un ensemble de huit œuvres monumentales en bois réalisé à partir de bois de cèdres, arrachés par la tempête de décembre 1999 à Annonay (07), et exposé en juillet 2000 dans cette même ville.
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L'homme debout (2 x 2,2 x 4m ; 1 tonne)
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La lumière
Après l'intimité d'une chapelle baroque à Annonay, l'intimité à ciel ouvert du Jardin de la Visitation à Romans pour rendre à leur lumière naturelle les bois de séquoias, de cèdres, de chênes, déracinés par la tempête de 99. Dire la lumière du jour. Ou plutôt permettre à la lumière elle-même de se dire. La laisser trancher. Sur l'arête de la pyramide, donner sa part à l'ombre.
Présence des porteurs de lumière, Prométhée, Lucifer, le Christ, figures mythiques ou réelles de l'incandescence, proches du feu à en mourir. Variations sur la pyramide le lieu du feu, de l'énergie première, piégée, humanisée. Tertre de pierre ou pointe de flèche, arbre inversé ou érection, foudre tombée ou échelle vers le ciel... la géométrie, le nombre, la précision tentent de dire ce qui nous échappe entre terre et ciel, entre magie et raison.
Montrer l'aigu, l'extrême, ce qui en nous ou hors de nous, déchire et cloue. Toucher le centre d'énergie, de gravité, point d'équilibre ou point critique. Marquer cet infime espace - instant où se produit l'étincelle, la rencontre.
Jean-Paul Domergue, 2002.
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Prométhée
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Cantates sacrées
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Jeux de lumière sur le bois
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Exposition à Crest
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"Je n'en ai pas fini avec la sculpture, pas fini de mettre en lumière la lumière avec un matériau aussi peu réfléchissant que le bois, pas fini de dire l'énergie - matière, lumineuse ou sonore, déployée ou contenue. Il en va de la lumière comme du son. A l'une comme à l'autre, toutes mes oeuvres, matière pesante, rendent hommage".
Jean-Paul Domergue, Juin 2000.
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Page WEB de l'artiste
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