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Le
Carrefour des Arts 2006 |
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| Thierry MARTENON: sculptures |
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Historique |
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L'exposition |
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| Les Peintres de l'Air |
Né en 1967 à Grenoble, Thierry Martenon a obtenu un diplôme d'ébénisterie du GRETA en 1990. |
Le vernissage |
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| René CARLE |
Le Péristyle |
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Théatre |
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| Thierry MARTENON |
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Le Grenier des Peintres |
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| Dans le village |
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Charles d'ARENE |
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Thierry Martenon par Pierre TALBOT
(d'après l'article paru dans "l'Atelier Bois" n°62) Ébéniste, tourneur et sculpteur,
Thierry Martenon se révèle comme chef de fil dans le monde
de la création xylo. Ses formes " primitives " font parler l'essence
même du bois : la fibre. Un travail empreint d'un style épuré,
minimaliste dans lequel s'équilibre l'esprit et son empreinte dans
la matière avec élégance et sérénité.
Loin d'en rester aux apparences, il cherche par le traitement des surfaces
la rencontre avec la fibre de l'arbre, le cœur du réel avec toutes
ses contradictions. Le bois n'est plus " poli-cé ", mais " accroché
" dans sa texture, biffé, rayé ou pris à contre-fil,
mais harmonisé par un dessin épuré et inspiré
des formes. Allongées, fines, élancées comme dans une
inspiration ou bloquées dans des états stables ou en devenir
de mouvement comme ses pots dont le fond bombé provoque l'idée
du mouvement par une position de déséquilibre stabilisé.
Dans cet univers, tout en mouvance et repères, les couleurs, claires
ou sombres, s'opposent, se complètent ou s'excluent. Tout ce
travail exprime une harmonie proche des arts dits " primitifs " qui replace
l'homme dans sa part immatérielle.
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| S'inscrivant
dans la lignée du travail de Jean-Dominique Denis, Thierry Martenon
incarne et magnifie à l'instar de son maître un univers onirique,
magique où l'on s'affranchit du temps. Une sorte d'invitation au voyage
au cœur des choses. Qu'elles soient présentées avec une citation décorative ou dans un dessein artistique, les pièces affichent un stylisme - un design - original et marquant, défini par Thierry Martenon comme "primitif contemporain". Avec ce type de recherche, d'exploration, l'acte créatif est de rigueur, quelle que soit la pièce qui, par voie de conséquence, est quasiment toujours unique. Nous sommes dans le contraste, la déconstruction, la déformation, l'opposition et l'harmonie reconstruite. Pour Thierry Martenon, il s'agit " de trouver le lien entre une ligne contemporaine, épurée, sobre, tendue et une texture, un état de surface grossier, buriné, primitif. L'aspect très rugueux de certaines pièces ouvre des portes sur l'effet du contraste de l'ombre et de la lumière. Certaines textures en sont renforcées; d'autres, révélées subtilement." |
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| Une
interaction est établie entre la matière et le projet qui
lui donne forme. La technique est au service de l'expression naissante.
Pour lui, pas question de se laisser emporter par le bois, ces pièces
sont au préalable dessinées et travaillées avant
exécution. Pour lui, le sens prédomine son expression tout
en lui donnant le pouvoir d'en vérifier la fibre, l'essence, le
fil, ... " Il suffit, après l'idée, de trouver les
bons outils pour la texture souhaitée : tronçonneuse, chalumeau,
fraise sur disqueuse, burins et gouges utilisés de manière
" bizarre ", brosses, métalliques, acide, eau oxygénée
(pour le blanchiement), etc ". " Les possibilités sont
immenses, note avec envie l'artiste, comme le sablage par exemple...
Mais, il n'y a pas de règles, il peut m'arriver, par exemple, d'une
manière plus classique, d'utiliser le cérusage sur certaines
textures : cela permet de donner un effet de matière, proche de la
céramique. " |
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Pour ses pièces, Thierry Martenon recherche
les bois abîmés, torturés, échauffés.
Des bois inutilisables pour la majorité des professionnels, mais,
qui sont pour lui de " véritables trésors " capables de renforcer
le caractère primitif de certaines pièces. Les essences sont
celles qui l'entourent en son hermitage du massif de la Chartreuse : cerisier,
poirier, noyer, érable, etc.
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Le développement de son primitivisme
contemporain est sans nul doute à prendre en compte, tant il apparaît
riche à la fois de sens et de profondeur. Dans quelques années,
lorsque, comme aux États-Unis, ce type de pièces auront les
honneurs des collectionneurs privés et des musées, Thierry
Martenon apparaîtra peut être en chef de file d'un mouvement
pour qui l'acte créatif rime sur l'acte marchand, la prise de risque
passe avant le confort et la recherce de l'essentiel exclut l'anecdote et
la répétition.
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