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Le Carrefour des Arts 2003
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Le Groupe de Roubaix
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Les artistes
La présence à Roubaix d’industriels collectionneurs et de galeries audacieuses a permis d’encourager, sous le nom du GROUPE DE ROUBAIX, la réunion d’artistes qui peuvent paraître parfois très différents les uns des autres, mais qui animèrent ensemble un mouvement plus proche de la tradition associative que de l’esprit d’une école aux canons stylistiques fixés.

1946-1953

Dés 1946, les noms du sculpteur Eugène Dodeigne (23 ans) et des peintres Eugène Leroy (36 ans) et Pierre Leclercq (18 ans) figurent au catalogue du 21ème Salon de la Société des Artistes Roubaisiens, laquelle a le privilège d’organiser son exposition annuelle à l’Hôtel de Ville de Roubaix.
Comme à Paris au siècle précédent, être admis par le jury de ce Salon très officiel, fondé en 1910, est la condition impérative pour être considéré comme un véritable artiste.
Arthur Van Hecke y fait son entrée trois ans plus tard et y obtient une médaille.
En mai 1952, parmi les nouveaux adhérents à la Société des Artistes Roubaisiens, on relève les noms de Debock, Delporte, Hémery et Roulland.
L’intransigeance esthétique et le chauvinisme du président de la société les font démissionner en bloc.

1954-1967

La Galerie Dujardin, une des plus anciennes galeries françaises, va accueillir les dissidents et rassemble une douzaine d’exposants d’âges et de styles variés : Leroy, Leclercq, Delporte, Dodin, Van Hecke, Hémery, Roulland, Jacob, Coopman, Brunbrouck, Parenthou et Sirejacob.
C’est le vrai début de l’aventure collective.
L'exposition

Le programme


Le vernissage

Le Gemmail


Le Péristyle

Toros


L'Envolée


Pierre Christel


Le Théatre

Christian Christel

La Galerie

Chantal Dunoyer


Le Grand Salon

Pierre Leclercq


Le Petit Salon

Groupe de Roubaix
Le Grenier
des Peintres

Marc Folly



Cyril Horisny



« La Voix du Nord » du 7 mai 1958 par la plume de son critique d’art R.Quesnoy écrit : « Cette exposition est très riche, on aimerait y passer de longs moments, cherchant à percer plus à fond le « secret » de chaque artiste. Laissons nous aller au pur domaine de la sensation, nous aurons tous notre saoul de plaisir esthétique, la couleur est aimée pour elle-même. »
A partir de septembre 1959, entre les expositions permanentes et les accrochages collectifs, la Galerie Renar présente les « douze » abstraits. Le public emboîte le pas des collectionneurs réputés.

1998

Bruno Gaudichon, le conservateur du nouveau Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix présente pour la première fois 135 œuvres en une exposition-bilan du « Groupe de Roubaix ».
C’est à l’occasion de la mémorable dispersion aux enchères de la collection du Peignage Amédée à la Fondation Prouvost, qu’il a retracé avec une rare intelligence le parcours de ce groupe. Il a remarqué que ce groupe était cohérent par : l’esprit de groupe (ils sont tous originaires du Nord), le traité du paysage (les théories de Lhote), la lumière et la matière (présentes dans toutes les œuvres), un moderne impressionnisme (ils s’inscrivent dans l’expressionnisme flamand) et l’expression d’une intimité secrète (avec une lente maturation en atelier)

Roubaix et ses artistes ont eu un rôle initiateur dans l’avènement d’un art moderne septentrional français, fidèle à la tradition nordique de l’affirmation du rôle essentiel de la matière et de la lumière.





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